PRÉSENTATION et SOMMAIRE

PRÉSENTATION et SOMMAIRE
Étant fan de Bandes-Dessinées, j'ai décidé de faire un skyblog présentant certaines BD que j'apprécie, ainsi que des courants ou des périodes du 9e Art. Étant donné qu'une bande-dessinée ça s'oublie vite, je ferais mes articles en fonction de mes lectures, qu'il s'agisse de nouveautés ou d'anciens albums que je relie. Par contre, mes investissements seront inégaux, et dépenderont de mon inspi' du moment et de ma flemme.








SOMMAIRE

-Présentation (page 1)
-News (page 1)
-Mes Goûts (page 1)

-L'Homme qui Marche, de Taniguchi (page 1)

-Coq de Combat, de Hashimoto et Tanaka (page 1)

-Dossier Corto Maltese (de la page 2 à la page 6).

-Blacksad, de Guarnido et Diaz Canales (page 6 et page 7)

-Attends, de Jason (page 7)

-Léonard, de Turk et De Groot (page 7)

-L'Histoire des 3 Adolf, de Osamu Tezuka (page 8)

-Icare, de Moebius et Jiro Taniguchi (page 8)

-En vrac, 11 séries (page 8)

-Biotope, de Brüno et Appollo (page 8)

-Dossier "Les Tours de Bois-Maury", de Hermann (de la page 9 à la page 13)

-Gus, de Christophe Blain (page 13)

-Ultra Heaven, de Keichi Koike (page 14)

-Azrayen', de Lax et Giroud (page 14)

-100 Bullets, de Risso et Azzarello (page 14)

-Amer Beton, de Matsumoto (page 14)

-Le Pauvre Type ("Peep Show" pour la première version française), de Joe Matt (page 14)

-Hautes Oeuvres, de Simon Hureau (page 15)

# Posté le dimanche 14 août 2005 06:29

Modifié le jeudi 27 août 2009 08:31

NEWS

# Posté le dimanche 14 août 2005 06:54

Modifié le mercredi 24 septembre 2008 16:47

Mes Goûts

Mes Goûts
Comme beaucoup j'ai commencé à lire la bande dessinée enfant avec les classiques franco-belges des années 50-60. Les séries qui m'auront le plus marqué et que je continue d'excellemment bien considérer sont Tintin, Astérix, Spirou et Fantasio, Lucky Luke, et les Tuniques Bleues. Il faut ajouter à cette première approche du monde des "petits miquets" le journal de Spirou auquel je fut abonné dès l'âge de 6 ans (et jusqu'en 2008) et la série Dragon Ball que je commence à lire vers la même époque (nous en reparlerons plus loin).

Par la suite, à l'âge de 11-12 ans (au tournant des années 2000) mon cousin me fait découvrir des bandes dessinés plus adultes. Ce seront le génial scénariste Jean Van Hamm (avec XIII, Largo Winch, Thorgal, le Grand Pouvoir du Chninkel et les Maîtres de l'Orge), l'inestimable Hermann (découvert avec Jeremiah puis approfondie avec sa série Les Tours de Bois-Maury et ses nombreux one-shots), et enfin les palpitantes aventures du lieutenant Blueberry qui me feront entrer de plein pied dans cette autre part de la bande dessinée francophone. J'ai ensuite enchaîné avec pas mal de classiques : le Corto Maltese de Hugo Pratt (ainsi que ses albums indépendants), l'oeuvre de Jacques Tardi (Adèle Blanc-Sec, Le Cri du Peuple, de nombreux one-shot), d'Enki Bilal (la Trilogie Nikopol, Mémoires d'Outre-Espace, Partie de Chasse), et de Baru (L'Autoroute du Soleil, Les Années Spoutnik, Quéquette Blues...) pour ne citer que les plus importants.

J'ai par la suite commencé à prendre mon envol dans la découverte du 9e Art et à m'intéresser de plus près à la "Nouvelle Bande Dessinée", ces auteurs venant de l'édition indépendante ou s'en inspirant. Donjon sera mon premier pas dans cette autre bande dessinée, suivit d'auteurs comme Christophe Blain (Isaac le Pirate, Gus, le Réducteur de Vitesse), Lewis Trondheim (Lapinot, Désoeuvré, Les Carottes de Patagonie), Dumontheuil (Big Foot, le Roi Cassé), Jason (Attends, Chhht...), Manu Larcenet (Le Combat Ordinaire, La Ligne de Front...), Gipi (Notes Pour Une Histoire de Guerre, Ma Vie Mal Dessinée...), Winshluss (Pinocchio, Monsieur Ferraille), Riad Sattouf (Les Pauvres Aventures de Jeremie, Retour au Collège, Pascal Brutal...), etc...

Quant au reste de la BD franco-belge, citons notammant Alain Ayrolles avec ses incroyables séries De Capes et De Crocs et Garulfo, l'inénarable Moebius (Le Garage Hermetique, Arzach, Inside Moebius), Marc-Antoine Mathieu et son extraordinaire Julius Corentin Acquefacques (sans parler de ses one-shot), le dieu mondial de l'humour Marcel Gotlib et ses adroits sujets Edika et Tronchet, ainsi que les géniales séries Blacksad, Le Troisième Testament, Aldébaran, Universal War One, L'Epervier, Azrayen, La Caste des Meta-Barons, Inner City Blues, Nemo, Les Eaux de Mortelune, Léon-la-Terreur, Le Marquis d'Anaon, Soda, Kogaratsu, La Saison de la Couloeuvre, Les Cités Obscures, Lincoln...

Bon... voilà pour le franco-belge, comme on l'appelle. Partons maintenant pour le Japon.


Comme pour beaucoup je fus sensiblisé aux mangas par le biais des dessin animés japonais reprenant les versions papiers. Et comme toute ma génération Dragon Ball me marqua au plus au point. La lecture de la série en album suivit donc rapidement, aux alentours de 7 ans (je ne finis par réussir à lire la totalité des volumes que (quasiment) 10 ans plus tard). Puis plus rien jusqu'à ce que vers 2001 je découvre Dr. Slump et Noritaka (une claque). Par la suite j'ai essayé pas mal d'autres séries mais reste un analphabète en matière de mangas, en particulier le shonen (beaucoup m'ont déçu), même si quelques titres m'ont vraiment accrochées, en particulier Evangelion, GTO, Coq de Combat, et Love Hina.

Reste néanmoins mon petit panthéon des auteurs japonais, plus proches de la création d'artiste que du mainstream (que je ne dénigre pas pour autant) : aux côtés de l'immense Akira Toriyama on y trouve l'efficace et inspiré Katsuhiro Otomo (Akira, Domû), le maître Osamu Tezuka (L'Histoire des 3 Adolf, Kirihito), le virtuose Taiyo Matsumoto (Amer Beton), le très juste Ino Asano (Le Champs de l'Arc-en-Ciel, Le Quartier de la Lumière, Solanin), et le psychédélique Keichi Koike (Ultra Heaven). Des auteurs dont j'apprécie les oeuvres au plus haut point. Il y a quelques années j'y aurai adjoint Jiro Taniguchi mais en le relisant plus récemment le caractère trop mièvre de ses productions m'a assez gêné.


La francophonie, le Japon... et les anglo-saxons. Le Comics.

Pendant longtemps tout ce pan de la bande dessinée m'est resté inconnu, demeurant une sorte de masse incertaine, un peu flou, que je dénigrais sans connaître. Bien sûr j'avais eu quelques contacts, des épisodes de Hulk par Peter David et Dale Kewon quand j'étais tout gosse, un petit Strange feuilleté ici ou là, l'hilarante série Calvin & Hobbes, la baffe que j'ai pris avec le Maus d'Art Spiegelman, la grosse claque que m'a mit la saga Hard Time de la série Hellblazer, la gigantesque claque que je reçu de Chris Ware avec Jimmy Corrigan... et voilà. C'était tout.

Puis un beau jour de l'été 2007 j'entre dans une librairie d'occasion. Un stand de comics. Je jette curieusement un coup d'oeil, me disant "tient, et si y'avais le Hulk de quand j'étais mino". Bingo. Le Hulk de Peter David était là. Je regarde un peu le reste de ce qui est proposé, et m'informe un peu sur le net. Je tombe sur Civil War, l'énorme cross-over de la firme Marvel, et en 2-3 mois j'achète tous les fascicules mensuels qui s'y rattachent. Jé dévore, j'adore. C'était fait, Marvel m'avait conquis, et une galaxie s'ouvrait à moi : le magistral Daredevil de Bendis et Maleev, l'immense série Ultimates de Mark Millar et Bryan Hitch, le génial titre Astonishing X-Men par Cassaday et Whedon, les albums de Hulk Futur Imparfait (Peter David et Georges Pérez) et Hard Knocks (Bruce Jones et Jae Lee), les Thunderblots de Warren Ellis et Mike Deodato, le cross-over mutant Messiah Complex, Old Man Logan, le Requiem du Silver Surfer, 1602...

Avec ça, tout le reste de la bande dessinée anglo-saxonne mainstream me tendait les bras. Et en particulier Frank Miller (Sin City, 300), Brian Azzarello (100 Bullets avec Eduardo Risso, Joker avec Lee Bermejo, Hellblazer- Hard Time avec Richard Corben), l'immense Alan Moore (From Hell, Swamp Thing, Top Ten, Watchmen), plus les séries Bone, Preacher, Hush (Batman), Echo...

Sans oublier... les indés. À côté de l'inénarable Chris Ware (Jimmy Corrigan, Acme, Quimby the Mouse) et d'Art Spiegelman (Maus) que j'ai déjà cité plus haut, on trouve le pathétique Joe Matt (Le Pauvre Type, Les Kids), le névrosé Robert Crumb (Mes Problèmes avec les Femmes, Les Aventures de R.Crumb...), l'étrange Daniel Clowes (Ghost World, Eightball, Pussey), et l'intéressant Joe Sacco (Gorazde, The Fixer), pour ne citer que les essentiels.

Bref... voilà voilà, vous en savez désormais un peu plus sur mes goûts en matière de BD, même si la liste d'albums cités n'est pa exhaustive. Heureusement il me reste encore à découvrir. Encore énormément à découvrir.

# Posté le dimanche 14 août 2005 15:53

Modifié le lundi 09 novembre 2009 05:44

L'HOMME QUI MARCHE

L'HOMME QUI MARCHE
L'Homme qui Marche

Auteur : Jirô Taniguchi
Année de parution (Japon) 1998
Année de parution(France) 2003
Éditions : Casterman
Collection : Écritures











Tout le long de cet album, Jiro Taniguchi raconte chapitres après chapitres les promenades d'un homme (lui?) à travers les rues et les paysages de la banlieue tranquille d'une ville de province japonaise. À chaque chapitre sa promenade, et à chaque promenade sa particularité. Cet "Homme qui marche" prend le temps d'observer ce qui se passe autour de lui et ne perd aucun des détails qui l'entourent. Partageant ses découvertes avec sa femme, ce promeneur semble se satisfaire de choses simples et vit dans un mélange de bonheur et de douce mélancolie.

Taniguchi signe-là une très belle bande dessinée, un récit unique d'une rare poésie. De par des cases la plupart du temps muettes (il y a très peu de texte), on apprécie encore plus les magnifiques dessins du maître japonais, pleins de netteté et de fraîcheur. Une douce mélancolie resort de ce livre, à lire posément pour pouvoir pleinement en profiter. Il y a néanmoins un regret : la dernière herrance du personnage est racontée avec de courts textes en voix-off (les pensées du marcheur), et on se rend alors compte que le scenario aurait été encore mieux si d'autres textes en voix off avaient été parsemées le long de l'album.


Quelques autres ouvrages de l'auteur :
Le Journal de Mon Père (trois volumes)
Quartiers Lointains (deux volumes)
Le Sommet des Dieux (quatre volumes, avec Yumemakura Baku)

# Posté le lundi 15 août 2005 08:00

Modifié le mercredi 21 décembre 2005 08:56

Coq de Combat 1

Coq de Combat 1
COQ DE COMBAT Tome 1

Auteurs : Izo Hashimoto (dessins) et Akio Tanaka (scenario).
Année de parution au Japon : 1998
Année de parution en France : 2003
Éditions : Delcourt
Nombre de tomes sortis : 11 en France, 19 au Japon











Il s'agit-là d'un manga sombre et violent, glauque et ultra réaliste.
Ryô Narushima, adolescent de 16 ans scolairement brillant, est envoyé dans un centre de détention pour mineurs après avoir assassiné ses parents sur un coup de folie. Au lieu de lui donner l'amour que Ryô attendait d'eux, ses parents avaient préféré ne voir en lui qu'un élève dont la réussite scolaire devait être la priorité. Cette affaire, montée en épingle par la presse, a fait grand bruit au Japon, et personne n'ignore donc qui est Ryô Narushima. Qui tient d'ailleurs plus du timide fils de bourgeois que du criminel endurci.

Son arrivée au centre pour mineur de Ajigasaki est une véritable descente en enfer. Comme le veut la "tradition", tout nouvel arrivant à le droit à une "fête". Pour Narushima, ce sera le viol sauvage par Masa, une terreur de la prison. Tout le monde sait de quoi est coupable Narushima, et les brimades s'en retrouvent doublées. Être voleur, violeur, dealer ou apprenti yakuza est accepté, mais pas tueur de vieux. Détenus comme salariés de la prison haïssent Narushima. Même sa soeur, qui a dût se prostituer pour survivre, se met à détester son frère. Seul les deux détenus arrivés en même temps que lui, Junya et Me-Kum Kim, lui apportent un peu de soutient.

Puis Narushima fait la rencontre de Kurokawa, ancien champion de karaté détenu dans une prison japonaise qui vient chaque semaine à Ajigasaki pour entraîner les gosses du centre. Kurokawa croit en Narushima, et Narushima se met à croire au karaté...


J'ai beaucoup accroché sur ce premier tome de Coq de Combat, qui prend réelement aux trippes. C'est un manga soigné, au découpage qui n'a pas été baclé (ce qui n'est pas extrêmement fréquent en manga), les dessins sont travaillés et volontairement "crades". La suite semble prometteuse. Je crois que je vais dévorer les 10 autres volumes qui sont déjà sortis.

# Posté le lundi 15 août 2005 08:47

Modifié le mardi 11 septembre 2007 08:22